• Humeurs - Réactions...

  • Article du 2 avril 2017 à lire ICI

    Sans commentaires... pour le moment !


  • Surprise !

    À l'heure où le gouvernement alloue de l'argent public pour accompagner les agriculteurs dans une démarche de conversion vers l'agriculture biologique, nos chers sénateurs votent majoritairement CONTRE l'entrée des produits BIOs dans la restauration collective !

    En effet, l'Assemblée Nationale proposait dans un texte de loi d'introduire 40% de produits locaux, dont 20% de BIO dans les cantines. Proposition rejetée par le Sénat !

    Nous pouvons découvrir que Ms. LONGUET et NAMY, Sénateur de la Meuse, ont voté CONTRE également...

    Bien sur il y a longtemps que leurs enfants ne fréquentent plus les cantines scolaires. Mais quel risque y-a-t-il à manger BIO pour prendre de telles positions ?

    Faut-il que ces enfants continuent de consommer des yaourts enrichis en calcium à base de TÊTES de THON, ou plus onctueux avec de la GRAISSE de LAINE de MOUTONS rajoutée (procédures des industriels laitiers...) ???

    Faut-il pénaliser les fermes BIOs qui sont en moyenne plus créatrices d'emplois et engagées dans la transformation et la vente ?

    Faut-il pénaliser ces producteurs qui protègent la qualité des eaux et de l'environnement naturel en général ?

    Faut-il y voir une mauvaise et néfaste position politique qui serait presque moins condamnable face aux quelques arguments précités ?

    Après de tels votes, les débats, conférences et tables rondes sur la ruralité font figures de mascarades !

    Les paroles s'envolent, seuls les actes restent à nos yeux...

     


  • De la part du GAEC des TERRES FROIDES à la FNSEA, suite à vos relances SMS

    Nous ne participerons pas aux barrages routiers.

     

    Ces méthodes d’une autre époque, ne démontrent plus leur efficacité.

     

    Prendre en otage les travailleurs de notre pays dont il a tant besoin ne réglera en rien le problème de la baisse des prix. Nous refusons d’empêcher untel d’être à l’heure à son rendez vous avec son cancérologue de Nancy, untel de se rendre à son chantier, unetelle à faire les soins à domicile de celle qui ne peut plus se lever, untel de manquer son entretien d’embauche, untel….

     

    Ces barrages, c’est tout ceci derrière et le reste.

     

    Nous refusons ces feux dégradants où tout y passe, pneus, bâches, etc …, image honteuse de notre profession. Nous ne pouvons planter des fleurs d’un coté et offrir ce spectacle de l’autre. Nous appelons à la cohérence des actes.

     

    Le marché a ses règles que nous ne pouvons réfuter, celle de l’offre et de la demande est la plus récurrente.

     

    Certes votre syndicat a ses atouts, ses forces. Celle surtout d’entraîner nos collègues, nous l’avons été nous aussi. Il est admirable de pouvoir encore mobiliser des producteurs face à une surproduction que vous encouragez chaque jour dans vos décisions (ferme des 1000 Vaches laitières, Pac 400…) avec vos partenaires divers.

     

    Admirable d’avoir laissé contractualiser des volumes de lait sans accord de prix.

     

    Admirable de n’avoir pas participé à la grève du lait et de s’étonner de la chute des prix et du pouvoir des industriels, comme nous l’avions prévu ; cette grève que vous n’avez pas décidé et que vous n’avez pas soutenu fut une belle démonstration, celle de conforter la toute puissance des industriels.

     

    Notre temps est ainsi fait, il ne reste plus personne pour défendre nos prix si ce n’est parfois des actions de la base non encartées. Vous participerez de manière symbolique, sans remise en cause profonde et sans véritable pouvoir.

     

    Vous aurez quelques photos dans le journal, et de quoi justifier de votre raison d’être. Aujourd’hui presque toutes les coop de collecte ont investi dans la transformation et ne savent plus si elles sont plus organismes de collecte que transformateurs.

     

    Alors vous ne pouvez plus leur demander des comptes en ces périodes, ni oser les priver de lait. Alors, oui, il vous reste les slogans anti environnement qui plaisent à vos adhérents mais de moins en moins à nos concitoyens, en attendant de dire le contraire au salon de l’agriculture à Paris… ou dans les spots publicitaires à la TV.

     

    Pendant ce temps, nos collègues trop bien conseillés continuent à investir des millions d’euros dans des secteurs qui ne rapportent plus (il n’y a que l’agriculture pour raisonner ainsi), pour produire encore plus et avoir encore moins de prix.

     

    Nous plaignons ces jeunes qui se mettent en péril et nous condamnons tous ceux qui cautionnent et accompagnent ces funestes destinées sans débusquer les vrais responsables.

     


  • Pourquoi notre modèle d'agriculture ne peut-elle pas envisager une autre porte de sortie que l'intensification et le sur-dimensionnement des exploitations ?

    ∗ Est-ce parce que la majorité des agriculteurs, pourtant mieux formés que par le passé, s'en remettent trop souvent aux politiques des autres [Coop, Centres de Gestion, Chambre d'Agriculture, syndicat majoritaire] qui mènent des projets pour leur structure plus que pour l'agriculteur.

    ∗ Est-ce que « grossir » signifie toujours pour beaucoup plus de rentabilité ?

    ∗ Est-ce que ça rassure d'être plus gros que son voisin ?

    ∗ Est-ce la démonstration que la profession ne peut imaginer un autre modèle que celui d'après les années 50 ?

    ∗ Est-ce que les fournisseurs de l'agriculture sont devenus plus puissants que le bon sens paysan ?

    Et pourtant, ce modèle détruit l'emploi, asservi le paysan surtout dans les exploitations d'élevage.

    L'entreprise agricole visiblement ne fonctionne pas comme les autres secteurs. Elle investit dans les secteurs en perte de rentabilité :

    ⇒ Ceux qui engraissaient 50 taurillons construisent des bâtiments pour 200 ou 400, sans plus de réussite, certains les laissent déjà inoccupés faute de rentabilité.

    ⇒ Ceux qui trayaient 100 vaches construisent des bâtiments pour 200 et rêvent d'en avoir 1000…

    Moins ça rapporte, plus l'agriculteur réinvesti et développe le secteur en difficulté.

    Il faut vraiment être courageux ou alors vouloir faire plaisir à sa laiterie !

    Combien de temps pourrons-nous dans cette situation entasser des vaches, des cochons, des poulets dans des bâtiments clos et vendre au consommateur l'image d'une agriculture différente et produisant de la qualité ; seule façon de se démarquer dans le marché mondialisé.

    Ce modèle, porté par une grande partie de l'agriculture, aveugle et même conduit bon nombre de paysans dans le mur.

    Acculés dans des systèmes où l'autonomie a disparu, il ne reste plus guère que la prière pour s'en sortir entre la baisse des prix et l'augmentation des charges.

    Et pourtant des solutions existent.

    L'exemple récent du lycée agricole de Pixerécourt (Malzéville 54) : sur son exploitation laitière, le retour à l'herbe, la baisse des concentrés, malgré une réduction de production des vaches, génèrent 35000 € de revenus supplémentaires.

    Merci à ces structures qui ouvrent de nouveaux possibles auprès des jeunes.

    Il est temps que la jeunesse trace une autre voix, mais auront-ils la force de résister aux sirènes qui n'ont pas fini de chanter…….


  •  

    Combien d'argent utilisé depuis 6 ans pour parler de la réduction de la chimie en agriculture ?

    On en a tellement parlé que l'on aurait fini par s'en persuader !

    Dommage, le rapport 2013 fait apparaître une augmentation de 5% des produits chimiques sur la période 2009 - 2013...

    Espérons que les nouvelles recommandations du rapport du député Dominique Potier ne seront pas réduites à néant par nos représentants agricoles, bons petits VRP de l'industrie chimique ¿

     





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